Vous suivez sans doute l’évolution mouvementée d’Ubisoft, ce pilier du jeu vidéo. Les récents événements montrent un groupe en pleine tempête financière et stratégique. Explorez avec attention les causes profondes de ces bouleversements majeurs.
🔥 Nous recommandons Philibert
Avec plus de 40 000 références, Philibert est l’endroit où vous trouverez le jeu de société qui vous convient. Entre amis ou en famille, des centaines d’heures de joie en perspective avec les jeux de chez Philibert.
J'en profiteFace à des résultats décevants, Ubisoft fait face à des pertes gigantesques, provoquant une chute en bourse spectaculaire. La gestion actuelle révèle de nombreux défis économiques, mettant à mal la capacité d’innovation de l’entreprise.
Les pertes économiques et leur impact sur Ubisoft
Le jeudi 22 janvier 2026, Ubisoft a annoncé une perte probable d’1 milliard d’euros pour l’exercice 2025-2026. Cette annonce a provoqué une chute immédiate de 39 % de son action à la Bourse de Paris. La valorisation du groupe, autrefois supérieure à 10 milliards d’euros en 2018, tombe aujourd’hui sous la barre symbolique des 1,5 milliard. Une telle dégringolade soulève des questions sur la stratégie financière et la gestion globale de l’entreprise.
L’éditeur, célèbre pour des franchises comme Assassin’s Creed ou Rainbow Six, a réagi en arrêtant six jeux en développement, notamment le remake très attendu de Prince of Persia. Ces mesures visent à limiter les pertes par un programme d’économies supplémentaires de 200 millions d’euros. Néanmoins, ces décisions ont un coût humain important. Les salariés sur ces projets sont soit redéployés, soit licenciés. Cette situation s’ajoute à une réduction d’effectifs constante, avec 5 000 emplois en moins entre 2022 et 2025.
Les difficultés commerciales des titres récents
La faiblesse des résultats provient en partie de lancements décevants de titres clés. Star Wars Outlaws, paru fin 2024, n’a pas rencontré son public, souffrant d’un lancement marqué par des bugs et des critiques mitigées. Ce jeu n’a pas su générer les revenus nécessaires pendant les fêtes de fin d’année, période cruciale de vente. D’un autre côté, Assassin’s Creed Shadows, sorti début 2025, a eu un démarrage correct, mais n’a pas réussi à atteindre les objectifs de revenus additionnels via microtransactions.
Ce manque de succès commercial pèse lourd face aux coûts énormes de projets comme Skull and Bones. Ce dernier, en développement depuis plus d’une décennie, a été repoussé plusieurs fois, rendant la situation plus fragile. Par ailleurs, XDefiant, un jeu de tir gratuit, a connu un fort désintérêt après son lancement, privant Ubisoft de revenus récurrents vitaux. Chaque lancement raté limite la capacité du groupe à affronter la concurrence intense et fragilise son modèle économique.
La réorganisation pour rétablir la compétitivité
Face à la situation critique, Ubisoft mise sur une réorganisation lourde de sa structure de production. Cinq nouvelles « maisons créatives » sont instaurées pour gérer les jeux selon leur catégorie : franchises majeures, jeux de tir ou mondes immersifs. Ce système doit responsabiliser ces entités du début à la fin des projets, afin de renforcer stratégie et innovation sur le marché. Ce changement vise à corriger les erreurs passées et fluidifier la gestion.
Cette transformation survient aussi dans un contexte social tendu. La direction a instauré un retour au bureau obligatoire, supprimant un télétravail apprécié par les équipes, ce qui a provoqué grèves et départs de talents seniors. Les syndicats dénoncent une gestion erratique qui affecte les employés, amplifiant les craintes de licenciements économiques. Pour comprendre les enjeux humains, visitez la section colère sociale et réactions syndicales. La survie d’Ubisoft dépend désormais d’une stratégie efficace combinée à un climat social apaisé.


